OpenVeille: un énième white paper sur la veille dite « gratuite »

Le titre du ebook réalisé par un jeune veilleur était attirant: « OpenVeille: Plateforme de veille gratuite pour utiliser l’information en entreprise« .

Je ne me rappelle pas avoir déjà rencontré ce concept d' »OpenVeille »… Curieux, j’ai donc téléchargé ce white paper.

Malheureusement, à part ce concept et quelques efforts louables de rigueur méthodologique, il s’agit encore d’un énième guide de Google Reader, sans beaucoup d’intérêts, à part une mise en forme relativement agréable.

L’approche de la veille scientifique (littérature, brevets, etc.) y est très superficielle, avec des mélanges d’outils gratuits (PubMed) et payants (ScienceDirect): on ne comprend pas très bien quel est la public visé par ce guide méthodologique.

Le concept d’OpenVeille reste néanmoins intéressant et mériterait d’être développé de façon plus rigoureuse et approfondie.

Disponible sur le site de StratiDev:

http://stratidev.com/cadeaux-gratuits/

 

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5 Réponses to “OpenVeille: un énième white paper sur la veille dite « gratuite »”

  1. Sebastien Says:

    Je vous remercie pour votre réponse. J’apprécie d’avoir un avis objectif sur le document que je propose. Il est difficile d’avoir un avis réellement objectif de personnes que l’on connaît, c’est pourquoi votre avis m’est précieux.

    Pourquoi cet outil ?
    Ma problématique est simple, je cherche un outil permettant de suivre le plus rapidement possible un grand nombre de sources différentes, de partager le travail de surveillance et de les publier au sein d’une entreprise. Pour la partie publication, j’ai besoin d’un système personnalisable, privatisable, et permettant une classification de l’information en thématiques.
    J’ai pu tester un grand nombre d’outils en étudiant à l’école de guerre économique, et en travaillant en tant qu’auto entrepreneur, mais je n’ai trouvé aucun outil ne répondant vraiment à cette problématique. Ceux que j’ai testé avaient une gestion des sources catastrophiques, ou étaient hors de prix.

    Pourquoi les flux RSS ?
    Mon objectif étant à travers de ce document de pouvoir donner un outil performant à des petites équipes, ou des sociétés au tout début de leur développement, des prix de l’ordre de 50k€ n’étaient pas vraiment adaptés.
    J’ai donc choisi de passer par des flux RSS, avec l’avantage de pouvoir traiter un très grand nombre de sources différentes. L’outil Google Reader avec la possibilité de publier sur une plateforme externe privée, et de classer l’information offre une solution puissante que l’on peut démultiplier en fonction du nombre de personnes. Enfin la plateforme de publication permet de garder l’information plus ou moins confidentielle, et de la conserver, avec pourquoi pas option d’en faire un journal ensuite pour le diffuser au sein de l’entreprise.
    Vous êtes peut être passé à côté de cette partie du document. Mais évidement, je suis ouvert à la découverte d’autres solutions si vous en avez une.

    Alors pour répondre à vos interrogations :
    Pourquoi j’utilise Google et ses outils ?
    J’ai testé différents outils pour chercher de l’information sur plusieurs centaines de dossiers. Pour le moment, je suis convaincu par la pertinence des résultats de Google (disons un bon résultat, voir 2 tout les 10). Par rapport à bing, Yahoo, ou certains métas moteurs, je trouve les résultats bien plus pertinents. Mais je ne trouve pas Google schoolar particulièrement performant. Et certains méta moteurs donnent de bon résultats, comme par exemple Copernic agent (3, 4 bon résultats tous les 10 environ) mais ne propose pas de flux RSS. Google a l’avantage de proposer un flux rss global sur l’ensemble de ses résultats.

    Pourquoi pubmed et science direct ?
    J’ai un diplôme d’expert en biotechnologie. Durant mes études, j’ai testé différentes sources d’informations pour les publications scientifiques, et je n’ai pas trouvé grand-chose de très concluant. Pubmed et science direct ont l’avantage de recenser la grosse majorité des publications et de proposer des flux RSS.
    Bien sur on reste sur le problème des publications payantes, qui sont un énorme problème à l’heure actuelle. Mais quel que soit le labo ou la structure de recherche avec laquelle j’ai travaillé, il avait systématiquement accès à des codes biblio. Que ce soit par un incubateur, par la simple présentation d’une lettre de directeur de recherche à la BNF, ou encore par un abonnement.
    Alors bien sur, je pourrais aussi utiliser des ressources open source, avec des publications libres de droit. Mais ce qui intéresse mes clients, c’est d’avoir la publication de leurs concurrents directs, et de ne pas passer à coté d’informations utiles, non d’avoir la publication du nombre limité de scientifiques offrant leurs publications sur internet. D’autant plus que ce type de réseau parallèle de diffusion des publications scientifique est encore assez peu développé et que la majorité de ces publications gratuites sont référencées sur Pubmed. Mais c’est le type de réseau à surveiller.
    Pourquoi ne pas avoir intégré des réseaux de scientifiques ?
    La plupart de ces réseaux sont limités par l’information déposée par ceux qui y sont inscris. De plus, ils ne proposent pas forcement de flux rss. Mais je trouve ce type de structures particulièrement efficace, et je compte les traiter sur mon blog. J’ai déjà commencé rapidement par une vidéo sur biomedexpert (http://stratidev.com/video-cartographies-de-reseaux-scientifiques-avec-biomedexperts/) et je compte continuer avec mendeley.

    Quel type de public ?
    Je pense avoir répondu en grande partie à cette interrogation mais j’aimerais préciser quelques points. Je compte m’adresser à un public pas spécialement formé à la veille. Si j’en crois mon expérience personnelle, les documents publiés par les salons tel que cybermassif, les rapports que j’ai pu lire, ou encore les entreprises que j’ai rencontré en incubateur, la veille est encore très peu développée.
    La plupart des entreprises auxquelles j’ai eu à faire ont très peu de connaissances sur le sujet. Elles savent ce que c’est, mais ont rarement d’outils pour s’y mettre. Et comme ce n’est pas une priorité pour elles, elles ne sont pas prêtes à investir dedans massivement. C’est pourquoi j’ai écris ce guide qui permet de mettre en place une plateforme de veille, et de tester en quelque sorte l’utilité de ce type de démarche.
    C’est un outil parmi d’autres, et je compte aborder un grand nombre de méthodes et d’outils pour l’entreprise au travers de mon blog. Je pense que ces outils sont utiles, pour les avoir utilisés, et je sais qu’ils sont peu connus. Je pense donc avoir certaines choses à apporter au travers de ma démarche.

    Parce que la critique et facile, mais apporté une solution est plus difficile, j’ai aussi quelques questions pour vous :
    • Connaissez-vous un outil permettant de lire les flux RSS, accessible de partout sur internet, permettant une publication directement sur une plateforme elle aussi en ligne avec un classement thématique, sans passer par un lourd copier coller pour chaque article ?
    • Cette solution offre t’elle la possibilité de travailler à plusieurs, et une consultation des résultats en ligne ?
    • Et tout ca, à coup réduit ? sans problème de traitement des sources (utilisation de Google entre autre) ?
    • En quoi science direct est-il plus payant que pubmed ?

    En vous remerciant encore pour votre réponse,

  2. hbasset Says:

    Ma déception venait plus du titre « openveille » qui m’apparaissait prometteur mais il faudrait aller du coup au bout de la logique, comme je l’expliquai avec des outils alternatifs et des sources ouvertes. Conseiller sciencedirect d’elsevier à des PME me semble un peu paradoxal, et pourquoi pas Wiley, Springer, etc. Pour les RSS, il existe des plateformes type Sindup, accessibles aux PME, développés par des vrais professionnels de la veille. Ca me parait pas sérieux de parler de veille professionnelle avec des outils de type Google reader, Google alerts, etc. mais c’est mon avis personnel

  3. Greenvibes (@Greenvibes) Says:

    Les outils professionnels de veille sont semblables à des hameçons adaptés aux espèces que le pêcheur pense trouver dans le point d’eau qu’il vise. Un cadre préformaté en somme, qui ne laisse que très peu d’ouverture à « l’inattendu ». Or, c’est bien ce côté « inattendu » qui va apporter un plus, générer la créativité, les nouveaux partenariats, identifier des nouvelles pistes. Évidemment, tout dépend des objectifs de veille, on ne traite pas le suivi de la concurrence comme une veille sectorielle qui a besoin de savoir au maximum tout ce qui se fait dans un domaine, comprendre les ponts multidisciplinaires qui peuvent se construire.

    Or, cette richesse d’opportunités ne se dégote qu’avec un cerveau humain et la jugeote qui l’accompagne en scannant rapidement différentes pistes d’information non filtrées systématiquement par des logiciels (il suffit qu’un auteur n’optimise pas ses keyword par exemple pour dégringoler dans les résultats…). Parfois, c’est un terme, une expression clé survolée dans un article sans intérêt qui ouvre la boîte de pandore – boîte qui serait passée à l’as dans les filtrages professionnels habituels.

    Les logiciels professionnels valorisent à outrance la quantité, formatée bien comme il faut. Mais certains clients (et pas que les PME Sébastien) veulent de la qualité, des nouvelles pistes, des associations d’idées inattendues. La créativité ne nait guère de logiciels de veille et je trouve très arrogant de penser que cela ne semble pas sérieux de parler de veille professionnelles en se servant de moteurs de recherche et de flux RSS. Ils sont complémentaires et conservent tout à fait une place de choix. Encore une fois, tout dépend des objectifs, mais à mettre tout le travail de veille dans un même bateau montre qu’il y a plein de boulot pour les esprits ouverts😉

  4. hbasset Says:

    très juste! mais du coup ce n’est plus de la veille c’est de la sérendipité et/ou de l’innovation!! débat intéressant dans tous les cas…

  5. Amaury Says:

    Je vous remercie pour vos commentaires au sujet d’OpenVeille. Etant un simple utilisateur je suis toujours friand des critiques (mêmes faciles) puisque des réponses y sont apportées.
    Nous mettons en place un processus de veille pour une TPE actuellement, via l’agrégation de différentes approches de la veille dite « professionnelle ». Toutefois, la méthode de partage de la connaissance, de création de sens et de diffusion offerte par la méthode développée par Stratidev me semble interessante pour des « amateurs » et des personnes qui souhaite surveiller de façon active. Nous ne sommes pas encore dans l’anticipation et l’outil, comme indiqué ne remplacera jamais l’esprit humain pour analyser et donner du sens à une données systémiquement collectée et traitée.

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