Un très bon aperçu par l’Agence Science Press (Quebec) des enjeux qui se cachent derrière les différentes batailles du net de cette semaine autour de la propriété intellectuelle et de la "piraterie"…
"Pendant qu’une partie d’Internet virait au noir mercredi, en protestation contre deux projets de loi déposés à Washington, un troisième projet de loi passait inaperçu. Les éditeurs scientifiques ont eux aussi lancé une contre-attaque. (…) Son nom: leResearch Works Act (RWA). S’il était adopté par les élus de Washington, il aurait des répercussions jusque de l’autre côté de l’Atlantique.
On y lit qu’aucune agence fédérale (comme le NIH) ne pourrait adopter une politique qui…
…cause, permet ou autorise la dissémination de tout travail de recherche du secteur privé sans l’autorisation préalable du diffuseur de ce travail.
En termes clairs: toute recherche financée par le NIH et le secteur privé se trouverait du coup écartée de l’espace public, à moins que le «diffuseur» —les revues— ne l’autorise. (…)
La plupart des grandes revues scientifiques restent en effet accessibles uniquement par abonnement… et s’en portent très bien. Les obliger à rendre leur contenu gratuit ne leur plaît donc pas, et certaines ont une plus grosse force de frappe que d’autres.
Lire la totalité de l’article:
Lapointe, Pascal. Accès libre à la science: l’opposition contre-attaque. Agence Science Press, 22 janvier 2012.
http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2012/01/22/acces-libre-science-lopposition-contre-attaque
Sur le dossier, voir l’excellente page de curation de MyScienceWork (Open access in Science):
http://www.scoop.it/t/open-access-in-science/p/1036276017/acces-libre-a-la-science-l-opposition-contre-attaque-agence-science-presse